Il y a des personnages de bande dessinée que l’on reconnaît immédiatement, parfois avant même d’avoir lu leur nom.
Gil Jourdan est de ceux-là.
Depuis que nous avons commencé l’aventure des « Plaques Légendaires », mon idée est toujours la même : ne pas simplement reproduire une image de bande dessinée sur une plaque émaillée, mais essayer de transformer une illustration que nous aimons en un véritable objet de collection.
Pour cette nouvelle plaque, le choix de Gil Jourdan s'est donc imposé assez naturellement.
Mais, comme souvent, le plus difficile n'est pas de choisir le personnage… c'est de choisir l'image.
Une image qui méritait de devenir une plaque
Nous avons retenu une illustration issue de Sur la piste d'un 33 tours, avec Gil Jourdan lancé sur sa moto.
Cette image possède tout ce que j'aime dans la bande dessinée franco-belge : du mouvement, une composition immédiatement lisible, une vraie personnalité graphique et surtout cette capacité à raconter quelque chose en une seule image.
C'est précisément ce genre d'illustration que je recherche pour nos plaques.
Une image que l'on peut regarder pendant quelques secondes… puis revenir voir quelques minutes plus tard en découvrant un détail que l'on n'avait pas remarqué.
Avec Gil Jourdan, nous avions donc notre image.
Restait à savoir comment la traiter.
Noir et blanc ou couleur ?
C'est là que les choses deviennent intéressantes.
Nous avons finalement décidé de proposer deux versions de la plaque.
Une version noir et blanc, volontairement très graphique, et une version couleur, beaucoup plus proche de l'illustration dans son rendu général.
Je dois avouer que j'ai une petite préférence pour le noir et blanc lorsque le dessin est suffisamment fort pour se suffire à lui-même.
Et cette image de Gil Jourdan fonctionne particulièrement bien ainsi.
Le trait ressort immédiatement. Les contrastes donnent à la plaque une certaine élégance et l'on retrouve quelque chose de très proche de l'esprit d'une planche originale.
Mais la couleur raconte une autre histoire.
Elle apporte de la profondeur, de la chaleur et surtout cette impression de retrouver l'album que nous avons tous pu avoir entre les mains.
C'est finalement ce qui m'a plu dans l'idée de proposer les deux.
Ce ne sont pas deux plaques identiques avec deux traitements différents. Ce sont deux façons de regarder la même image.
Derrière 21 × 21 cm, beaucoup plus de travail qu'il n'y paraît
Une plaque émaillée peut sembler simple.
Une image, une plaque métallique, quelques couleurs… et pourtant.
Pour la version noir et blanc, ce sont deux couleurs et quatre passages au four à plus de 800 °C qui sont nécessaires.
Pour la version couleur, nous arrivons à treize couleurs et six passages au four.
À chaque fois, la plaque passe donc par un véritable processus artisanal.
C'est aussi pour cette raison que je continue à défendre l'émail plutôt qu'une simple impression.
L'émail a quelque chose de particulier.
Il donne de la matière à l'image. Il la rend presque intemporelle.
Et surtout, il fait de chaque plaque un objet que l'on peut conserver pendant des années, voire transmettre.
C'est exactement l'idée que j'ai derrière cette collection.
Une collection construite autour de nos images préférées
Lorsque nous avons commencé « Les Plaques Légendaires », je ne voulais pas créer une collection supplémentaire de produits dérivés.
Je voulais quelque chose de différent.
Nous avons tous, en tant que lecteurs de bande dessinée, des images qui nous restent en mémoire.
Une couverture.
Une case.
Une scène.
Un personnage dans une attitude particulière.
Parfois, nous ne nous souvenons même plus précisément de l'histoire, mais nous avons gardé cette image dans un coin de notre mémoire.
C'est cette mémoire-là que j'ai envie de matérialiser.
Et c'est aussi pour cela que chaque plaque demande une véritable réflexion.
Quelle image ?
Quel format ?
Quel traitement ?
Quel nombre d'exemplaires ?
Et surtout : est-ce que cette image mérite vraiment de devenir une plaque émaillée ?
Pour Gil Jourdan, la réponse était clairement oui.
Gil Jourdan rejoint les autres « Plaques Légendaires »
Avec cette nouvelle création, Gil Jourdan rejoint les personnages et univers qui ont déjà pris place dans cette collection.
C'est une aventure que je construis progressivement, plaque après plaque, avec Cote-A-Cas Éditions, mais aussi avec nos partenaires, notamment Zédibulle Éditions et les artisans qui donnent vie à ces projets.
Je tiens beaucoup à cette dimension collective.
Derrière chaque plaque, il y a une image créée par un auteur, un dessinateur ou un artiste, mais aussi beaucoup de personnes qui interviennent ensuite pour que cette image devienne un objet.
C'est finalement assez proche de ce que je fais depuis des années avec les CAC3D : essayer de conserver une trace de notre patrimoine de bande dessinée et de pop culture, mais sous une autre forme.
Et vous, laquelle choisirez-vous ?
Pour Gil Jourdan, j'ai volontairement voulu laisser le choix.
Le noir et blanc pour ceux qui aiment avant tout le dessin et le trait.
La couleur pour ceux qui souhaitent retrouver toute la richesse de l'illustration.
Et pourquoi pas les deux ?
Après tout, lorsque l'on est collectionneur, il n'est pas toujours nécessaire de choisir !
La version noir et blanc est limitée à 33 exemplaires + 6 H.C.
La version couleur à 49 exemplaires + 6 H.C.
Chaque plaque est numérotée et accompagnée de son certificat d'authenticité.
Deux versions donc, mais une même image et surtout un même personnage :
Gil Jourdan.
Et, comme toujours, mon objectif reste le même : laisser une trace de ces images de BD qui nous accompagnent depuis des générations.